EXPOSITIONS 2017

Le 29 septembre 2017
L’instant présent

Commissaire : Izabel Barsive

C’est le vendredi 29 septembre, de 18 h à 21 h, que se déroulerait la journée de la culture à la maison Gamman. À cette occasion à 20 h était présentée une projection vidéo intitulée
« L’instant présent », sous le commissariat d’Izabel Barsive. Les artistes Raymond Aubin, Marie-Pier Chayer Demers, Kalambay Kalula, Doris Lamontagne, Vee Penz, Yanie Porlier, David Ross, Gilles Roy, Komi Seshie et Paul Walty ont participé à la création de vidéos d’une durée de 3 à 5 minutes chacune, en fonction d’expériences personnelles ou de concepts philosophiques, métaphysiques, sociaux ou historiques.

La commissaire leur a proposé de se pencher sur la question du temps, plus précisément sur l’instant présent, qui s’est vu interprété de diverses façons : le temps qui nous manque, le temps que l’on souhaite suspendre, le temps qui nous fait vieillir…

Les œuvres :

Palimpseste

David Ross Palimpseste
Palimpseste est un projet visuel et sonore qui est construit par le cumul, la destruction et reconstruction successive, de vidéos, photos et de souvenirs personnels. La version finale laisse transparaître les traces de ce processus et qui par ses défauts inhérents invite une réflexion sur la mémoire numérique.

Doris LamontagneCassandre
Dans la mythologie grecque, Cassandre reçoit d’Apollon le don de prédire l’avenir mais, comme elle se refuse à lui, il décrète que ses prédictions ne seront jamais crues. 2007-2017, lorsque les sciences de l’environnement refusent d’aligner les résultats de leur recherche avec les idéologies des gouvernements contrôlés par les multinationales, des coupures budgétaires brutales leur sont imposées.
Cassandre : 2017 : les catastrophes annoncées deviennent événements médiatiques dans un passé futur qui se convertit en « instant présent ».
Cassandre : le viol de la science : l’inaptitude des pouvoirs.

Gilles RoyÉclats de vie
Les deux mots sont synonymes donc il faut voir qu’un seul titre. Si l’on sépare le temps de façon infinitésimal l’instant présent n’est pas à la portée de l’être humain. Donc, cette démarche vise l’être humain et pour se faire je tenterai de définir de multiples instants présents à l’aide de bornes ou de frontières. Tel que l’on définit une île à l’aide de l’eau, et une image (rêve) sera insérée entre les bornes. De plus je définirai l’instant présent par son absence, ses durées, sa récurrence/fréquence. Ultimement j’essaierai de créer l’instant présent via chacun des cinq sens (Vue, odorat, ouïe, toucher, goût).

Kalula KalambayL’empreinte du pèlerin
Dans cette œuvre, Kalula tente de démontrer que chaque pas du pèlerin est une quête intérieure vers l’élévation spirituelle nécessaire pour célébrer l’éternité de l’instant présent. L’interaction subtile entre l’intensité de la souffrance physique ressentie et l’émerveillement devant la beauté de la nature environnante prolonge la durée du moment vécu.
Le ralenti, et la superposition des images, couplés à un bruitage approprié accentue la suspension du temps et donne la dimension réelle de l’infinité recherchée.


 

Komi SeshieLe pèlerinage
Dans ma démarche artistique, je poursuis une réflexion à partir de différentes sources médiatiques qui abordent des questions aussi bien socio-économiques et géopolitiques que des questions traitant de l’environnement.
Comme des astres suivant leur orbite, ils sont à la recherche du refuge ! Dans un lieu paisible, ils veulent trouver un endroit pour leurs descendants ! D’autres veulent approfondir leurs connaissances. « Le monde -notre monde- a toujours existé et chaque jour nous devons le recréer. Si nous n’avons pas marché, la terre n’aurait pas existé » (Breytenbach, 2011). Enfin, nous nous déplaçons pour créer!

Marie-Pier Chayer DemersÉphémère
Un mot que l’on utilise souvent pour décrire les arts de la scène est « éphémère ». Pour chaque seconde que l’on se retrouve sur scène, on se doit de s’immerger dans l’instant présent. Cet instant, aussi bref qu’infini, nous fait voyager à travers notre imaginaire. C’est donc avec cette optique que j’ai voulu créer Éphémère, et ainsi imager cette sensation du moment présent, tel que vécu sur scène.


 
 

Paul WaltyNuit Bleue / Crosstown Bus
Nuit bleue / Crosstown Bus est née d’une vidéo prise à Vancouver lors d’un retour en bus à l’hôtel par une pluvieuse journée automnale. En filmant avec mon appareil photo numérique à travers la vitre du bus, la nuit devint colorée d’un bleu particulier qui m’a beaucoup plu.
L’œuvre est une animation image par image. Ma source – d’une vingtaine de minutes – se compose de plusieurs centaines d’images prises en rafale depuis ce bus de transport en commun éclairé à l’intérieur.
Quant au choix de la vitesse de défilement des images de l’œuvre, j’ai voulu une animation qui capture la lenteur du mouvement ressenti par une personne fatiguée, mouillée par la pluie et qui somnolait dans ce bus bien chauffé.

Raymond AubinAu fil de L’eau
Mon art est intimement lié à ma vision d’un monde contingent et chaotique. L’apparition furtive du désordre abrité par le quotidien provoque émotion et questionnement. J’utilise des dispositifs et je propose des installations en photographie, en art vidéo et en art sonore. L’indétermination qui fonde l’art de l’Asie de l’Est me fascine depuis longtemps. Dans cet art, les contraires coexistent. Il n’est nul besoin d’expliquer les choses : il suffit de les secouer.


 
 

Vee PenzThe Pilot
Ce film explore les thèmes du choix et de la liberté autonomes dans la vie et la mort. En explorant cela grâce à l’expérience d’un avion, ce film implique la question «qui est le pilote ? »
En utilisant des séquences vidéo recueillies au cours des 3 années, Vee Penz recrée les sentiments et l’expérience d’un vol. Un thème majeur est la liberté qui se retrouve dans le moment présent où vous soumettez tous les contrôles.

Yanie Porlier0 1
Les réseaux sociaux ont sans conteste un impact sur notre relation au temps.
Nous vivons dans une ère de l’instantané où l’attente n’a pas sa place.
Nous assistons à la séparation du corps et de l’esprit où le corps est présent et l’esprit est ailleurs, où le réel et le virtuel se fusionnent et forment un alliage numérique.
L’œuvre « 0 1 » tente de recréer cet instant où séparation et fusion se produisent.

Le Centre d’artistes Voix Visuelle remercie le Conseil des arts de l’Ontario, Patrimoine canadien et la Ville d’Ottawa de leur appui.

Du 15 juillet 2017 au 14 juillet 2018
Au Centre Richelieu-Vanier 
Exposition Voix numérique

Commissaire : Marie Hélène Giguère

Artistes participant : Robert Arnold | Adrien Asselin | Hugo Aubin | Derek Michael Besant | Frances Caswell-Routhier | Renée Chevalier | Pál Csaba | Lillianne Daigle | Vera David-Heisler | Maryse Des Aulniers | Élisabeth Dupond | Marta Dziomdziora | Paula Franzini | Catherine Garcia Cournoyer | Denyse Gérin | Eugenia Gortchakova | Sadko Hadzihasanovic | Saeko Hanji | Florentia Ikonomidou | René Kempen | Snežana Kezele | Isao Kobayashi | Alexia-Leana Kokozaki | Helene Lacelle | Roxanne Lafleur | Johanne Lafrenière | Louise Lamirande | Doris Lamontagne | Marie-Paule Le Bohec-Macot | Denis Leclerc | Manu Mandeep Singh | Richard Miron | Joseph Muscat | André Paquin | Manon Pelletier | Martine Périat | François Perras | Ovidiu Petca | Louise Piché | Henri Pouillon | Izabella Retkowska | Agnès Riverin | Anne Roulant et Gilles Guillaume | Naïma Saadane | Aine Scannell | Komi Seshie | Svetlana Swinimer | Hiro-Omi Takeuchi | Jozina Marina Van Hees | Markéta Váradiová | David Westrop | Pierre Woerner

Du 17 juin au 4 juillet 2017
Voix Jeunes Talents

Vernissage : le jeudi 22 juin à 17 h

VJT image

Sous le commissariat de Grégoire Hubert, l’exposition avait pour thème Génération numérique.

Pour 2017, Voix Visuelle a renouvelé son projet Voix Jeunes Talents. Née à la croisée des médias, des technologies et des réseaux, une génération entière est devenue la principale actrice et réalisatrice de cette nouvelle ère numérique. Elle brise les codes déjà existants pour en repousser les limites et ainsi s’approprier davantage le monde qui l’entoure en nous faisant voir la façon dont elle le perçoit. Quel rapport entretient cette génération avec la technologie ? Comment gère-t-elle les frontières du réel et du virtuel ?

Le vernissage de l’exposition avait lieu le jeudi 22 juin 2017 à 17 h, au Centre d’artistes Voix Visuelle. Trois prix étaient remis lors du vernissage.

Les gagnants :

1er prix : Lina Akkawi pour sa vidéo Hologram


2e prix : Adriana Gutiérrez pour son image Regard Virtuel

3e prix : Mélanie Dugas pour sa vidéo Décompression


 

 

 

 

Mention d’honneur : Isabella Khalil pour son image Cache-cache

Mention d’honneur : Éloïse Mutombo pour sa vidéo La Nuit

 

 

 

 

 



Le Centre d’artistes Voix Visuelle remercie le Conseil des arts de l’OntarioPatrimoine canadien, la Ville d’Ottawa et la Fondation Communautaire d’Ottawa de leur appui.

Du 8 avril au 9 mai 2017
Sophie Cardin
RIP & KIT (Rest in Peace and Keep in Touch)

Vernissage : le jeudi 13 avril à 17 h

« Dans la mémoire infinie du web, il y a une vie après la mort. » Cette exposition présentait le travail de l’artiste Sophie Cardin, qui explore le sujet de la trace numérique et de la communication post-mortem.

Dans RIP & KIT (Rest In Peace and Keep In Touch), une installation de pierres tombales évoquant le monde numérique questionne le désir d’immortalité qui nous anime. Jusqu’où Internet mène-t-il ? Devons-nous nous soucier de notre héritage numérique? Même si Facebook permet aux amis d’une personne décédée de se recueillir virtuellement, des lieux physiques de commémoration sont-ils encore nécessaires? La proposition tente de lancer la réflexion.

Le Centre d’artistes Voix Visuelle remercie le Conseil des arts de l’Ontario, Patrimoine canadien et la Ville d’Ottawa de leur appui.

Du 21 janvier au 21 février 2017
Manon Pelletier et Kévin Calixte

Vernissage : le jeudi 26 janvier à 17 h

Cette exposition présentait le travail de Kévin Calixte et de Manon Pelletier, deux artistes pour lesquels la photographie de sujets est centrale au projet proposé.

Kévin Calixte s’interroge sur l’attirance de la génération Y pour la pratique du yoga. Avec sa série Yo, il explore ainsi le thème de l’équilibre émotionnel et physique de différents yogis canadiens, en cherchant à capturer leur point d’équilibre.

Quant à Manon Pelletier, elle met en scène un couple en relation depuis longtemps dont les têtes sont dissimulées. Sans l’expression de leur visage, le spectateur décode les gestes des personnages, les interprète et crée son propre scénario.

Le Centre d’artistes Voix Visuelle remercie le Conseil des arts de l’Ontario, Patrimoine canadien, et la Ville d’Ottawa de leur appui.

Les commentaires sont fermés.